Drei

by lufdbf

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Papâ
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Papâ Drei c'est le fruit d'un travail de haute voltige. Mélange fou, deux savants apparus d' un nuage dans une mer de sable. Favorite track: Tout nous compose.
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1.
Assis dans le ciel, la terre m’apparaît de moins en moins souvent, je rechigne à l’envisager, ma tête s’envole, de droite et de gauche et je la sens parfois, lorsque tendu sur les bras, j’embrasse d’un regard l’infini qui me tourne le dos… Je frissonne et retourne à mes rêveries… droit devant… et je balaye latéralement les cieux obsédants de mes pupilles microscopes… Les fluides sont là, omniprésents… calment mon âme… ondes de feu, de matière brute, d’énergie pure… Je suis homme en transit, logique machine, bête à crever, à contempler mes rêves passés… J’erre parmi les monticules basiques… au pied des monts interdits… aux frontières que l’on s’impose… aux interdits que l’on guette… Louvoyer sans contrainte, dans l’iris bleue du miroir, se mouvoir sans savoir… où….ni comment…ni pourquoi… S’oublier comme on dépose son manteau sur une patère… écorce suspendue, cordes tendues, bras ballants… Où est ce une mue ? Destin impromptu, nonchalant… Une chamade où se balance à bout de branche, à bout de force… un pauvre fruit mûr… que le miroir dévisage
2.
Un instant 03:13
On se défie, on se défait de soi comme d’une soie qui vous filerait entre les doigts, des fils de fées qui bon gré mal gré se défilent en pieds de nez au bas de soi… En douce on se lisse les doigts dans le vide laissé pour ainsi dire vacant… momentanément rien ne dure toujours qu’un instant… On défile en grandes pompes les jambes au cou au coude à coude on en découd mauvais coton qui s’effiloche et s’accroche à nos basques boueuses en piteux filaments de neige sale… S’immobilise la bulle… se défont les liens… et l’étoffe brule… Un châle de flammes m’entrave la vue me drape entier kidnappe tout un rapt à part en autoproduction qui petit à petit, petit tas par ci, petit tas par là… partitionne et disperse… aux quatre vents, aux vents mauvais…
3.
Nomades 03:02
Pour la première fois, les sens s’agitent, perdent l’image et jouent sur les murs ; et par delà les ombres chatoyantes, on croit apercevoir la lumière… et croire c’est déjà avoir la foi, alors, on vénère la lumière jusqu’au jour où l’on se meut, où l’on s’émeut. Les ombres courent jusqu’à ne plus être… puis on s’immobilise et les ombres se figent… à nouveau une idée neuve s’offre et s’impose à notre regard… Décidément… nos esprits sont faibles…
4.
Papillons de nuit qui vous brûlez les ailes aux fils incandescents de nos soleils nucléaires Nous brûlons le monde pour vous montrer qui nous sommes
5.
Sans écho 03:51
6.
Sur les hauteurs, les félins scrutent l’horizon qui s’abandonne langoureusement sous leurs pattes… Le jour décline ses responsabilités en d’oranges événements, en de bleus bouleversements, en une successions d’explosions secondaires… Les ovales jaunes, dilatées à l’extrême, engloutissent les dernières fureurs en de discrets éclats jumeaux, aux coins des museaux… Des pas s’esquissent dans la peur renaissante… Les crocs s’émoussent à se frotter les uns contre les autres en une trop chaste danse tandis que l’astre n’est plus qu’un souvenir à flanc de nuages… Comme l’envie que l’on a d’être parmi eux sur les hauteurs
7.
Il est des questions qui s’imposent, que l’on se pose… d’autres qui fuient, derrière soi… Il n’est jamais trop tard pour les questions… mais pour les réponses, on repassera… Défile les quelques images qui persistent à ma mémoire défaillante, j’en happe au passage, les triture, les retourne en tous sens, mais ni derrière ni dessus ni dessous n’apparaît de réponse… Il faudrait rentrer en soi en ces images fuyantes qui me glissent entre les doigts… Revenir à ce que l’on a été… Se faire violence… Se vider sur le parquet et à quatre pattes, rassembler les miettes qui gisent entre les lattes… Puzzle inouï dont on ne connaît ni le nombre de pièce, ni leur tonalité… Le temps a éparpillé les plus légers et les plus lourds se sont enfoncés dans les interstices du bois rongé par les vers… Vestiges volages ou ruines pesantes… Tout nous compose… Tout… Chasseur de papillons ou archéologue ? Il faut être les deux à la fois… Vestiges volages ou ruines pesantes… Tout nous compose…
8.
Le bruit 02:52
J’ai cru entendre le bruit de tes clefs dans la porte J’ai cru entendre le bruit de tes pas dans le couloir …mais... ça n’était ...que le chat…
9.
Volage 02:36
Un oeil dans ma voix Des doigts dans ma gorge Je te crie des images volages Autour d’elle, à tire d’aile je virevolte, poisson-papillon aux ailes d’écailles, au sourire clos…
10.
Le banquet 05:45
11.

about

"...NI FOLK NI ROCK, NI CHANSONS À TEXTES NI VRAIMENT ÉLECTRONIQUE ; MAIS TOUT CELA À LA FOIS, DANS UN FASCINANT MÉLANGE QUI SONNE POURTANT D’UNE CLARTÉ ABSOLUE, D’UNE ÉVIDENCE AUSSI BIEN MÉLODIQUE QU’ATMOSPHÉRIQUE...BIENVENUE DANS L’INCONNU ET LA SURPRISE PERMANENTE ! COMME SI MENDELSON ET GAINSBOURG DÉCIDAIENT DE REPOUSSER LES LIMITES DE L’EXPÉRIMENTATION...AMBITIEUSEMENT HUMAIN."
À découvrir absolument

credits

released April 18, 2014

Thierry Lorée & Fred Debief

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lufdbf Besançon, France

"un univers profondément singulier, à la fois sensuel et cérébral, charnel et abstrait, érudit et instinctif, électrique et délicat" IRM

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